Parcours artistique

Californie…

Pour moi, c’est de 1999 à 2002, ou trois ans dans une Ecole d’art, un tremplin dans ma vie…. des rencontres avec une culture d’ouverture, de gens enthousiastes. C’est apprendre aux côtés de professeurs passionnés et renommés, côtoyer des artistes, peindre des paysages “alla prima” avec d’autres étudiants et oser mes premières expositions.

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Retour en Suisse en 2002

Première exposition en Suisse, avec une grande série de paysages « alla prima » à l’huile. J’aime le travail à l’extérieur, avec le vent, le soleil, les aléas de la nature qui m’offrent sans cesse de nouveaux sujets.

Je pose mon chevalet dans les champs, au bord d’une rivière, sur une rive du lac, et avant que la lumière ne change, je fais vibrer les couleurs sur la toile. Je rajoute parfois quelques petits personnages, en quelques coups de pinceaux.

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2004

Voyage, Sénégal et Gambie, dessiner en Afrique demande du tact et des relations. Ce sont mes amis suisses qui travaillent sur place qui m’introduisent auprès de leurs amis… qui à leur tour m’introduisent dans leur clan et leur famille. Ainsi, il est possible de faire des dessins sans les blesser dans leurs croyances.

J’essaie de retranscrire la vie si simple de ce peuple. Il en ressortira une dizaine de toiles à l’huile: de petites scènes de la vie de tous les jours, pleines de douceur, de soleil sénégalais, de calme et de sérénité, dans une belle palette de couleurs.

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 2005

Rencontre avec Melinda qui m’ouvre son école, le « Melinda Dance Center ». J’ai l’opportunité d’approfondir le thème de la danse. Pendant deux ans, j’assiste régulièrement aux cours. Fusain sur le vif et poses rapides de quelques danseuses me donneront le matériel pour travailler en atelier.

Cette expérience parmi les danseuses sera un tournant décisif dans mon parcours artistique. C’est une période aux multiples essais, essais à l’huile, au pastel et à l’acrylique. Un temps de recherche intense. Je trouve un style qui m’est plus personnel, je travaille sur de plus grands formats, utilise de la matière et explore les personnages et le mouvement.



 

2007

Je me rends au théâtre à Bienne à l’HEP-Bejune. Sylvain Jaccard me donne la possibilité de suivre les répétitions de jeunes acteurs. Accompagnés d’un orchestre, ils interprètent une comédie: “L’Ivrogne corrigé”. Je réalise une centaine de fusains qui m’inspireront à l’atelier des toiles de plus en plus colorées.

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2008

Mon regard se tourne sur les gens de la rue. J’ai besoin cette fois de liberté dans le choix de mes sujets. Je parcours Neuchâtel avec mon carnet de croquis, en été comme en hiver. Ce qui débouchera en 2010 sur une exposition personnelle intitulée “Regard“.

Durant cette période, je travaille aussi sur des illustrations pour un livre d’enfant et des CD, édité et publié en 2012 en Allemagne.

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2010

L’ambiance politique contre les étrangers, la votation anti-minaret me décide à aborder cette fois un thème plus sensible: l’étranger. Je décide d’utiliser le langage que je parle le mieux: le dessin et la peinture pour un engagement envers “l’autre”.
Un sujet pleins d’émotions, qui me permet de prendre de nouveaux risques artistiques.

Les croquis nés du terrain que m’offrent la rue, les marchés et les fêtes, sont un voyage dans ma propre ville, un vrai voyage…ici.

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2014

Ce projet aboutit avec l’exposition “Un voyage…ici“.
Mais aussi des moments riches avec:
– une fête pour les femmes de RECIF grâce à la généreuse collaboration de Nathalie Ljuslin.
– le privilège de peindre dans la rue, lors du Marché de l’Univers et la Journée des Réfugiés, grâce à l’accueil de M. Christian Beuret et M. Enayatullah Brumand.

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2015

Se laisser surprendre, se laisser interrompre dans son élan, s’aventurer dans une nouvelle recherche sans rien maîtriser, ce sera les mots à mettre sur 2015. Je découvre ou “re” découvre la terre, mais cette fois elle ne me quitte plus. Je cherche, je creuse, j’expérimente… Rythmé par des échecs et des découvertes, j’explore un matériaux qui me permet de dire autrement la vie.

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2016

Après ce détour avec la terre, le toucher avec la peinture me manque. J’expérimente dix jours d’artiste en résidence au Tessin. Avec mon sac à dos, je me déplace de lieu en lieu afin de m’inspirer des couleurs, de l’ambiance et de la lumière. Je reviens avec des gouaches et des croquis à l’encre de chine ainsi qu’un flot d’émotions et de couleurs que j’imagine retranscrire sur la toile.

Ce même été, une jeune artiste parisienne me fait découvrir comment associer des sons, des couleurs et des formes en s’imprégnant de diverses musiques. Cette démarche appelée “Synesthesia” est une véritable une révélation.

Mon nouveau thème sera en lien avec ces esquisses réalisées au Tessin et cette manière de créer à l’écoute de différents styles de musique.

 

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2017

Ma vie bascule brusquement, la fragilité de la vie me rattrape. Tous mes projets sont mis en pause. De long mois, limitée dans mes mouvements, me laisseront avec l’incertitude de savoir si un jour je pourrai reprendre une vie d’artiste. Cependant, mon cerveau ne cesse de créer et mon imagination travaille plus que jamais.
Le toucher de la matière me manque terriblement. Dans le courant de l’année, je réalise plusieurs petits dessins depuis mon lit, inspirée des magnifiques bouquets qui égaillent ma chambre. La nature s’invite dans ma maison et la couleur jaillit sur de tous petits formats papier .

 

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2018 – 2019

À un rythme plus lent, je reprends le travail sur toile, avec des pauses forcées, mais avec la profondeur et le besoin de rendre la vie avec plus de force.  Cette joie de “re” vivre m’invite à trouver une nouvelle manière de travailler, d’approcher la matière tout autrement.

2018 sera marquée par la réalisation d’un rêve enfoui, devenu réalité : avoir mon propre atelier. Ce tout petit atelier à Neuchâtel, devient mon jardin secret pour créer en dehors de toutes distractions.

La création prends forme,  je commence (enfin !) de poser sur la toile ce qui a commencé de germer durant l’été 2016 au Tessin et mûrit au fil de ce long détour.

 

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